My dear English speaking readers, since this post is about Pondicherry, the former French India colony, I am going to write this post in French (Google translate should help to have a feel of what I am talking about). My French speaking readers, enjoy this one, this will be the only one in my mother tongue…
Je vous ai laisses la dernière fois alors que j’arrivais a Pondicherry, fleuron de l’empire colonial français en Inde (ou bastion, sachant que le reste du pays était occupé par les anglais, les portugais, les néerlandais, les danois, …). Apparemment, la France ne ‘est jamais vraiment intéressée a l’Inde, préférant piller les ressources naturelles de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est.
Donc, je suis arrivé à Pondicherry (Pondy pour les intimes) sous la pluie et cela a été a peu près l’histoire de mon séjour pendant les deux premiers jours que j’ai passes sur place. Le Tamil Nadu est en effet en pleine période de mousson (bravo Matthias pour le timing…) et j’ai pu voir ce que c’était : en gros, il pleut de manière extrêmement abondante pendant 12 heures d’affilée, a tel point que je n’ai pas pu sortir de mon hôtel – avec environ 30 cm d’eau dans les rues, ca ne rend pas les promenades très agréables malgré mon K-way et mon pantalon imperméable (les deux meilleurs achats que j’aie fait avant de partir…). Du coup, il est vrai que je me suis emmerde royalement pendant deux jours, profitant de courtes accalmies pour aller manger ou consulter mes emails. Heureusement, le temps du troisième jour s’est avéré bien meilleur, et j’ai pu profiter des lieux.
Pondy, c’est tout d’abord deux villes en une : la partie française, a l’Est et au bord de la mer, et la partie indienne, a l’Ouest, séparées par un canal (ou plutôt un égout ouvert… et qui déborde lorsqu’il pleut trop !). La partie française a effectivement garde des aspects très… français : noms de rues, panneaux, nombreux restaurants a noms et menus francisants, institut, consulat et lycée français, boutiques et touristes français Bobo/ 68ars sur le retour et une architecture coloniale que l’on retrouve dans les DOM TOM. Le front de mer est borde d’une promenade assez sympa, bien que très bétonnées, et surtout sans plage. En effet, s’il y a bien une mince bande de sable marron, elle est séparée de la mer par des récifs, ce qui rend la baignade très dangereuse (d’un autre cote, il ne manquerait plus que des colonies de français se faisant rôtir sur la plage…). Vous l’aurez compris, Pondy est un peu trop française pour moi, du moins pour tout ce que je n’aime pas de la France… et en plus, tout est extrêmement cher !
La partie indienne n’a, elle, rien de particulier : une ville indienne comme une autre : sale, polluée, bruyante, bref, rien de bien intéressant. Bon, je l’admets, le temps plus qu’exécrable a surement flouté mon jugement. J’ai quand même vu quelques choses assez intéressantes. D’abord, les églises : Tamil Nadu a effet une forte population catholique. Les missionnaires français ont bien fait leur boulot et ont même réussi à faire construire des églises énormes et pour le moins colorées… Je ne sais pas s’ils étaient un peu mégalomanes, s’ils voulaient être surs de faire passer le message de la beauté de la chrétienté, ou s’ils ont simplement réalisé qu’en faisant les choses « a l’indienne », ils auraient plus de succès, mais le résultat est assez drôle, avec des églises peintes de toutes les couleurs et décorées des mêmes lumières que nous mettons dans les rues pour Noel !
Le troisieme jour, le temps m’a permis de louer un scooter pour aller explorer les alentours. J’ai donc pu me rendre sur une jolie plage proche, à cote d’un village de pécheurs, et ou les pécheurs en question réparaient leurs filets près de leurs barques peintes de toutes les couleurs : plutôt sympa. J’ai aussi pu aller visiter une communauté spirituelle fondée dans les années 60 appelée Auroville. Cette communauté s’appuie sur les préceptes d’un penseur (gourou ?) indien appelé Sri Aurobindo, et d’une française qui a pris sa suite après sa mort : la Mère (elle-même décédée dans les années 70). 1800 personnes vivent à l’année à Auroville et participent à des projets censés aider la communauté. En gros, c’est un peu une secte (mais ils disent bien qu’ils n’ont pas de religion) qui essaie de faire de l’argent en s’appuyant sur un artisanat new age et veut véhiculer un message de paix et d’amour. Le clou du spectacle est quand même le monument qu’ils appellent le Matrimandir (sans doute en rapport avec la Mère…) : une énorme balle de golf dorée censée représenter le centre de l’univers et qui contient le plus gros crystal taillé du monde. L’endroit est censée très propice a la méditation, le seul problème est que pour y entrer, il faut faire partie de la communauté depuis 2 ans. Il leur a quand même fallu plus de 35 ans pour finir ce « splendide » monument. Une remarque : construire un temple en forme de boule a facette géante paraissait surement une bonne idée pour des mecs (architectes ?) charges au LSD dans les années 70, mais en 2011, un jeudi après-midi et à jeun, ca ne le fait vraiment pas… Enfin, si ca rend des gens heureux ! En tout cas, je m’attendais presque à voir le gourou Skipy sortir du Matrimandir et vendre des médailles protectrices pour €200… En tout cas, ca m’a bien fait rire !
Ceci conclut mon post en français. J’espère que ca vous a plu. Prochaine étape : poursuite de la visite du Tamil Nadu, avec les villes de Trichy, Tanjore et Madurai, abritant des temples, parait-il, incroyables.
A bientôt,
Et maintenant, les photos (si certaines sont sombres, c'est parce que c'etait le seul moment de la journee ou j'ai pu sortir...):
Les noms de rues du quartier francais: oui, ils ont voulu avoir la French Touch
Le rue de mon hotel
Le front de mer: remarquez la presence des acteurs d'Alerte a Malibu (a gauche, avec les shorts rouges...)
Une eglise toute rose...
La statue au milieu des lumieres de fete foraine est bien celle de la Vierge Marie...
Les egouts a ciel ouvert. Pas sur de qui a eu l'idee: les francais ou les indiens...
La plage avec les barques de pecheurs
Une autre barque
J'ai presque hesite a passer la nuit dans cette paillotte... mais pas sur que ca aurait ete au sec...
La balle de golf parait un peu grosse pour entrer dans le trou (drapeau devant...) - Le Matrimandir











Cool un post que je peut lire sans mon dico ! Merci Matthias !!
ReplyDelete